décembre 19, 2024La ville de Thiès a récemment inauguré une nouvelle statue rendant hommage à Lat Dior Ngoné Latyr Joop , figure emblématique de la résistance sénégalaise contre la colonisation française. Cette œuvre monumentale, érigée à la promenade des thièssois , met en scène le héros national accompagné de son fidèle cheval, symbole de bravoure et de détermination. La sculpture en question vient fraichement du Burkina Faso car commandée auprès du grand sculpteur Ky Siriki.
C’est un hommage historique et culturel à Lat Dior, roi du Cayor et du Djolof à l’occasion du centenaire de son décès. L’homme est célèbre pour son rôle central dans la lutte contre la pénétration coloniale française à la fin du XIXe siècle. La statue qui lui est dédiée, illustre la force et le courage de ce chef militaire qui refusa de céder face à l’envahisseur, même au prix de sa vie. Il trouva la mort en 1886 lors de la bataille de Dékheulé, mais son héritage demeure une source d’inspiration pour le Sénégal.
Une œuvre artistique impressionnante
Cette statue réalisée par sculpteur burkinabé Ky Siriki, se distingue par son réalisme et ses détails minutieux. Lat Dior est représenté dans une posture noble et déterminée, son cheval galopant avec fierté. Cette statue en bronze de 2,65, qui s’élève majestueusement au cœur de la promenade des thièssois, vise à rappeler aux générations actuelles l’importance de la résistance et de l’indépendance nationale.
Sortie des mains de Ky Siriki
Pour immortaliser l’héroïsme de Lat Dior, la ville de Thiès est allée chercher l’expertise incontestée du burkinabè Ky Siriki qui totalise 44 années d’expérience dans le deuxième art. Ky Siriki fait partie de ceux qui confèrent à la sculpture africaine ses lettres de noblesse. Plus qu’un artiste, c’est un militant de son art, présent sur la scène internationale où en plus des expositions, il participe à de nombreux symposiums de sculpture, il a même initié, en 1989, le Symposium International de Sculpture sur Granit de Laongo au Burkina. Ky Siriki est commandeur de l’ordre du mérite du Burkina. Également, il a été fait chevalier de l’ordre du lion au Sénégal par le président Macky Sall à l’occasion de l’inauguration du musée des civilisations noires à laquelle il a pris part en 2018. ‘’ Pour l’artiste que je suis, l’implantation d’une telle oeuvre me réconforte dans mon engagement de toujours oeuvrer sans complexe pour l’émergence d’une nouvelle Afrique debout et forte ”. nous confie Ky Siriki . L’artiste est donc venu de Miami ( Etats Unis ) après son exposition au Art Basel 2024 pour pour assister au dévoilement de son oeuvre à Thiès .
La place Lat Dior, un lieu de mémoire rénové
L’installation de cette nouvelle statue s’inscrit dans un projet plus large de réhabilitation de la place Lat Dior. Ce site, déjà emblématique de la ville de Thiès, a été rénové pour offrir un espace de recueillement, mais aussi de célébration culturelle. Des bancs, des espaces verts et un éclairage moderne mettent en valeur ce lieu, désormais devenu un point d’attraction touristique et historique.
Un message pour l’avenir
Au-delà de son aspect historique, la statue de Lat Dior et son cheval invite à réfléchir sur les valeurs de dignité, de résistance et de liberté. Elle incarne un message fort pour les générations futures : celui de ne jamais abandonner face à l’adversité et de toujours préserver l’identité culturelle et nationale. Comme le rappelle le Président de la République du Sénégal en ces termes “ En célébrant son courage et sa vision, nous affirmons que l’histoire n’est pas qu’un héritage : elle est une boussole pour forger un Sénégal uni, fier et ambitieux. Ensemble, portons ces valeurs pour bâtir une nation à la hauteur des sacrifices de nos héros ; souveraine, juste et prospère .’’
Avec cette nouvelle statue, la ville de Thiès réaffirme sa place comme gardienne de la mémoire de Lat Dior et de son rôle dans l’histoire du Sénégal. Un monument qui, sans nul doute, continuera d’inspirer des générations à venir. [...]Lire la suite…
décembre 17, 2024Père du cinéma africain, Paulin Soumanou Vieyra a laissé derrière lui un riche héritage en termes de vidéos, de photos, d’enregistrements, de livres, tous d’un autre âge. Son fils, Stéphane, ancien militaire ayant servi pendant 25 ans dans l’armée française, s’est engagé à lutter contre l’oubli de l’œuvre de l’illustre précurseur du 7e art dans le continent noir. En 2012, il crée PSV-Film, une association chargée de la conservation du legs de son paternel à travers la numérisation et la restauration de ses œuvres. Parallèlement, Stéphane a mis en place une structure de promotion du cinéma africain dans la ville de Tours en France.
Originaire du Dahomey (actuel Bénin), Paul Soumanou Vieyra est le premier africain diplômé de l’Institut des Hautes Etudes Cinématographiques (IDHEC), devenu Ecole nationale supérieure des métiers de l’image et du son (FEMIS). Par la suite, il s’est naturalisé sénégalais. Son fils, Stéphane a décidé en 2012 de prendre le relai de sa mère Myriam Warner Vieyra qui gérait les archives du cinéaste depuis son décès en 1987. Elle assurait également la distribution des films du mentor des illustres Djibril Diop Mambety et Ousmane Sembène. « Le travail est colossal au point de reposer sur les épaules d’une seule personne », reconnaît Stéphane. C’est pourquoi, il crée l’association PSV-Film comptant à ce jour une cinquantaine de membres, volontaires et bénévoles. Elle a recours à des financements des organismes.
Pérenniser les réalisations de Paulin Soumanou Vieyra
Sa mission est la distribution des films de PSV dans les festivals. L’Association assure la restauration des films et documentaires réalisés par Paulin. Sa collection est riche d’une trentaine de documentaires, renseigne Stéphane. A cela s’ajoutent les photos, les cassettes, les enregistrements audio et les écrits. Pour mieux garder ce trésor et garantir sa pérennisation, l’Association a signé un partenariat avec le Black Film Center & Archive de l’Université d’Indiana, en 2021. Celui-ci a en charge la préservation de cette source d’information, la mise à disposition de la collection Vieyra à un réseau international d’universitaires. La structure a aussi la mission de procéder à la numérisation des archives pour faciliter l’accès au grand public, notamment au Sénégal et en Afrique de l’Ouest. Dans ce cadre, l’Université d’Indiana a décroché un financement de plus de 300.000 $. Ce fonds va permettre de numériser les documents et de lancer une plateforme permettant de consulter les archives à distance, informe l’ancien soldat.
Le travail de l’Association n’est pas chose aisée, à en croire son président. La restauration se fait dans des laboratoires à condition de disposer des fichiers originaux. Stéphane précise que pour restaurer un long métrage d’une durée de 80 à 105 minutes, il faut un budget de 50.000 à 60.000 euros. Il ajoute que la numérisation des ouvrages se fait via des machines spécifiques.
L’œuvre de PSV est « inestimable », clame Stéphane. Sa bibliographie renferme les ouvrages tels que « Le cinéma africain des origines à 1973 », « Sembène Ousmane, cinéaste ». Il y a aussi des livres finalisés et non encore publiés à savoir la suite du premier ouvrage cité analysant le paysage cinématographique africain de 1973 à 1985. Mais aussi un bouquin intitulé « le sang d’un nègre », relatant l’histoire de PSV de son arrivée en France en 1935 jusqu’au milieu des années 50.
Promotion du cinéma africain
Cette mine d’or va être révélée au monde à l’occasion du centenaire de Paulin Soumanou Vieyra prévu en 2025, confie Stéphane. L’Association compte restaurer le seul long métrage de PSV titré en résidence surveillée traitant d’un coup d’État. La restauration de son film de fin d’étude d’une durée de 8 minutes est aussi à l’ordre du jour, selon l’héritier. La présentation de ses joyaux mènera les membres de l’Association aux festivals en Afrique dont le FESPACO, en Europe et aux Etats-Unis. Stéphane Vieyra prépare un film co-réalisé avec Ndèye Marème Gaye où il va raconter l’histoire de son père.
En plus des activités de l’Association, Stéphane tient à cœur la promotion du cinéma africain. Il a mis en place le Bimestriel du Cinéma Africain de Tours (BCAT), depuis 2016. C’est une sorte de ciné-club qui réunit les cinéphiles le dimanche à 11 heures. Le volet fiction se déroule dans la salle Les Cinémas Studio de Tours. Au menu, il y a la diffusion d’un court métrage, d’un long métrage suivi d’un brunch africain offert. Le volet documentaire fait la part belle aux documentaires réalisés par les Africains. La projection se fait en présence du réalisateur et d’un journaliste critique-cinéma. Elle laisse la place à des discussions sur le cinéma africain. Et pour le centenaire de la naissance de Paulin, prévu en 2025 , BCAT compte mener des activités a l’honneur du cinéaste .
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décembre 7, 2024C’est devenu une plaque tournante de la littérature féminine au Sénégal, le Salon du livre féminin de Dakar a fini de s’imposer comme un rendez-vous dans l’agenda du Dakar culturel. Après deux éditions à succès, l’agence Cultur’elles initiatrice du salon, se prépare à accueillir les férus de la plume féminine .
C’est à partir de ce 20 décembre, que le Salon du livre féminin de Dakar ouvrira sa 3e page sous le thème “LITTÉRATURE EXIL ET QUÊTE IDENTITAIRE’’. L’événement offre un cadre d’échanges entre auteures, éditeurs et lecteurs en vue de montrer le talent littéraire féminin. Le sacerdoce de l’écrivaine sénégalaise Amina Seck initiatrice du salon est d’en faire l’espace de promotion des écrivaines sénégalaises et africaines en rendant leurs productions plus visibles, de permettre aux femmes d’exposer leurs œuvres, de faire écrire et lire les femmes, de démontrer l’impact de l’écriture féminine dans la lutte pour les droits des femmes. Après deux éditions réussies, celle de 2024 ne fera pas l’exception avec deux grandes innovations et la trempe de l’invitée d’honneur, la sociologue sénégalaise, Professeure Fatou .
En effet, un concours et un pays invité d’honneur viennent se greffer au programme en plus des panels, expo-ventes de livres, présentations et dédicaces de livre, rencontres professionnelles, animation et lecture de contes pour enfant, projection de film, spectacle, musique et slam .
Deux prix seront décernés : le Prix Ken Bugul du livre qui met en lice “AU NOM D’UN PÈRE” de la sénégalaise Ndèye Fatou Kane, “Symbril et le décret royal” de la tchadienne Fatimé Raymonde Habré; “CONVERSATIONS FÉMININES” de la sénégalaise Zoubida Bengeloun; “ELLES ÉTAIENT LÀ, LES PIONNIÈRES DE LA SANTÉ” de Awa Oumar Touré et Fatimata Ly et “DEUX FEMMES TROIS ÂGES” de la mauritanienne Nina Wade. Ce jury est composé des écrivaines Assila Sidibé , Dieynaba Sarr, Hami Traoré, de la journaliste Théodora Sy et de l’enseignante-chercheure Ndeye Astou Ndiaye. Le Prix des Lycéens du 1er livre féminin quant à lui reviendra soit à ”SAISON DE FEMMES” de Raby Seydou Diallo ou à ‘‘SOLITUDES” de Aminata Ly Ndiaye sous l’appréciation critique du jury composé des établissement scolaires tels que L’institut St-Louis Marie Grignion, Lycée Abdoulaye Sadji, Lycée John Fitzgerald Kennedy, Lycée Ahmet Fall et le lycée Mariama Bâ. En ce qui concerne le pays invité d’honneur, il revient à la Côte D’Ivoire.
L’Hôtel de ville de Dakar abritera donc, du 20 au 22 décembre, la 3e édition du Salon du livre féminin de Dakar pleine de belles promesses. [...]Lire la suite…
décembre 5, 2024La sortie d’un single à succès en 2002 lui a valu d’être invité à rejoindre le premier groupe de hip-hop du Sénégal, Positive Black Soul ( PBS )et d’être une voix forte de la génération hip hop sénégalaise. Ibrahim Loucard de son vrai nom a baigné dans une famille de musiciens en banlieue dakaroise. En 2024, le Baay Fall (Philosophie de la confrérie Mouride incarnée IBRAHIMA FAll ) célèbre 20 ans de carrière dont la célébration est déjà marquée par un nouveau tube New Goal.
L’ annonce est tombée Carlou signe New Goal, une nouvelle chanson en featuring avec Duggy T son acolyte d’antan au sein du PBSl. La production sonne comme un retour de Carlou d dans le Rap. Faut dire que l’occasion en vaut la chandelle, Carlou comptabilise en 2024, 2O années de carrière musicale jalonnée de tube, de prestation dans le monde mais surtout par de grandes collaborations collaborations avec notamment Yuussou Ndour, Neneh Cherry, Wasis Diop, Akon ,Eagle Eye… Avec 4 albums au compteur, Carlou démontre la singularité de sa voix suave et puissante mais aussi ses différentes facettes. De Ndeye Dior à Higher en passant par Musikr, Seede Ou Lion D, Carlou a fini de démontrer son talent et son potentiel musical inépuisable
Carlou D concocte un programme riche en concert et prestation pour dévoiler encore et encore des performances exclusives et inédites à l’occasion de la célébration de ses 20 belles années de carrière. [...]Lire la suite…
décembre 5, 2024Dans le cadre de la 29ᵉ édition du FESPACO, qui se tiendra du 22 février au 1ᵉʳ mars 2025, les candidatures pour le Yennenga Connexion sont officiellement ouvertes jusqu’au 15 janvier 2025.
Le Yennenga Connexion est une plateforme dédiée aux professionnels du cinéma et de l’audiovisuel, ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers. Ce cadre stratégique vous offre l’opportunité de :
– Présenter vos projets lors de conférences, panels, master classes ou sessions de pitch.
– Créer des collaborations et coproductions pour soutenir et promouvoir les films africains et de la diaspora à l’international.
Activités éligibles :
Conférences thématiques
Ateliers
Panels
Tables rondes
Master classes
Sessions de pitch
Date limite : 15 janvier 2025 à 23h59mn.
Inscrivez-vous dès maintenant ici https://urlz.fr/tkH9 et rejoignez cette expérience qui contribue à l’essor de l’industrie cinématographique africaine. [...]Lire la suite…
décembre 5, 2024La deuxième édition du festival ”Échos féministes by Aswat Nissa ” se déroulera du 10 au 12
décembre 2024 . cette rencontre constitue un espace exceptionnel pour célébrer la résistance féministe contre les systèmes coloniaux et toutes les formes de discrimination. Le festival porte les slogans de la lutte pour la justice sociale, contre le colonialisme et contre le néolibéralisme, tout en mettant en lumière le lien
étroit entre le mouvement féministe et toutes les luttes pour la justice sociale.
Le festival ” Échos féministes by Aswat Nissa ” représente une occasion unique de rassembler des militantes, militants, artistes et
créatrices et créateurs engagés pour l’égalité, la lutte contre l’oppression et le colonialisme. C’est un
événement culturel et citoyen qui combine l’art et les droits à travers diverses activités, telles que :
● Masterclass pour échanger des idées sur le féminisme et l’art comme moyen de résistance
contre les systèmes coloniaux et patriarcaux, et explorer le rôle de l’art dans le soutien aux
mouvements féministes.
● Des représentations théâtrales et cinématographiques mettant en lumière les rôles
historiques joués par les femmes dans les luttes de libération et les combats continus pour la
liberté.
Pendant trois jours, les événements du festival rassembleront au coeur de Tunis au “RIO” des
créatrices et créateurs dans un dialogue artistique qui va au-delà des slogans superficiels et des
stéréotypes répétitifs, offrant des perspectives innovantes sur les défis rencontrés par les femmes dans
différents contextes.
Le festival ” Échos féministes by Aswat Nissa ” vise à fournir des outils efficaces pour déconstruire les stéréotypes
enracinés dans la société, tout en offrant une plateforme aux artistes engagé.es pour créer un
changement positif et durable.
Le festival ” Échos féministes by Aswat Nissa ” est organisé par Aswat Nissa, une association féministe fondée en
2011, qui lutte contre toutes les formes de discrimination fondées sur le genre et promeut une culture
de l’égalité et soutient la participation active des femmes dans la vie publique et politique. [...]Lire la suite…
décembre 4, 2024Une soirée d’hommage a été tenue pour la mémoire de l’actrice marocaine Naïma Elchmerqui en 21e cette édition du Film International de Marrakech . Une étoile d’or pour célébrer l’œuvre et le patrimoine de cette figure emblématique de la scène artistique du Maroc, décédée le 5 octobre 2024 à l’âge de 81 ans . Décernée à titre posthume, la distinction a été remise à sa fille entourée de toute sa famille .
Native de Casablanca, elle s’est distinguée dès 1961 au théâtre avec la troupe nationale Maâmoura, Bassatine et masrah Al Ouns. La défunte actrice comptabilise une longue carrière de 46 ans marquée de talent et de générosité. Sa mémoire a été célébrée dans son pays à l’occasion du Festival International du Film de Marrakech où une étoile d’or lui est décernée. Dans une cérémonie riche en émotions, en présence de ses pairs, sa fille Yasmine Khayat a reçu le sacre .
Naïma Elchmerqui fait son apparition dans le théâtre en 1961 avec la troupe nationale maâmoura, la troupe Bassatines, la troupe masrah Al ouns et la troupe de la radio télévision Marocaine. Puis devient une star du cinéma, elle a joué dans une vingtaine de longs métrages internationaux tels que Indigènes, Tambour , Nice de sang…
Elle décroche en 1998 le Prix de la Meilleure interprétation féminine pour son rôle dans le feuilleton Amina. En 2021 elle reçoit le prix de la meilleure actrice dans un premier rôle au Festival national du Film pour À la recherche du mari de ma femmes. En juillet 2012, elle est faite officier de l’ordre national du Mérite marocain. En 2022, elle reçoit le prix de la meilleure actrice au Festival du Film Arabe de Malmö son rôle dans L’automne des pommiers de Mohamed Mouftakir [...]Lire la suite…
décembre 3, 2024C’est officiel, l’actuelle Directrice exécutive et Conservatrice en chef du Zeitz Museum of Comtemporary Art Africa de Cap Town ( Afrique du Sud ) , la camerounaise Koyo Kouoh est la curatrice de la Biennale de Venise en 2026.
Classée parmi les plus influentes commissaires d’exposition en Afrique par le New York Time en 2015, la camerounaise Koyo Kouoh est nommée curatrice de la plus grande Biennale d’art au monde, La Biennale de Venise. La fondatrice de RAW Material Company, un centre pour l’art basé à Dakar (Sénégal) est une femme du sérail, connue et respectée dans le monde des arts. Koyo a reçu en 2020 le Grand Prix Meret Oppenheim qui récompense les accomplissements dans les domaines de l’art, de la critique et des expositions. Elle a participé à la 57ème édition de Carnegie International, 2018, avec Dig Where You Stand, une exposition au sein de l’exposition de la collection du Carnegie Museum of Art. Avec Rasha Salti, elle a co-commissarié Saving Bruce Lee: le cinéma africain et arabe à l’ère de la diplomatie culturelle soviétique à la Haus der Kulturen der Welt à Berlin.
Auparavant, elle était commissaire de 1:54 FORUM, le programme éducatif de la Foire d’art contemporain africain à Londres et à New York, et fut membre des équipes de commissariat des documenta 12 (2007) et 13 (2012). Kouoh était la commissaire de “Still (the) Barbarians”, 37ème édition d’EVA International, Biennale d’Irlande à Limerick (2016); et a organisé de nombreuses expositions à l’échelle internationale et publié largement, y compris Word! Word? Word! Issa Samb et la forme indéchiffrable, RAW Material Company / OCA / Sternberg Press (2013), la première monographie consacrée à l’œuvre de l’artiste sénégalais Issa Samb; État des lieux sur la création d’institutions d’art en Afrique, une collection d’essais résultant du symposium éponyme qui s’est tenu à Dakar en janvier 2012; et Chronique d’une révolte: Photographies d’une saison de protestation, RAW Material Company et Haus der Kulturen der Welt (2012). En plus d’un programme soutenu de théorie, d’exposition et de résidence à RAW Material Company, elle maintient une activité critique de commissariat et de conseil et est régulièrement membre de jury et de comités de sélection à l’échelle internationale. « En l’accueillant ici à Venise, La Biennale confirme ce qu’elle propose depuis plus d’un siècle dans le monde : être le foyer de l’avenir » à déclaré Pietrangelo Buttafuoco, Président de La Biennale de Venise après l’annonce de la nomination .
Quant à Koyo Kouoh , elle accueille sa nouvelle mission en ces termes : « L’exposition internationale d’Art de la Biennale du Venizia est, depuis plus d’un siècle , le centre de gravité de l’art. Tous les deux ans, artistes , professionnels de l’art et des musées, collectionneurs, galeristes, philanthropes et un public toujours croissant convergent vers ce site mythique pour ressentir le pouls de l’esprit du temps . C’est un honneur et un privilège inestimables de suivre le trace de mes illustres prédécesseurs au Poste de la Direction Artistique, et de composer une exponentielle qui, je l’espère , aura du sens pour le monde dans lequel nous vivons actuellement et surtout , pour le monde que nous souhaitons bâtir .Les artistes sont les visionnaires et les chercheurs sociaux qui nous permettent de réfléchir et de projeter d’une manière qui n’appartient qu’à ce domaine d’activité. Je suis profondément reconnaissante envers le Conseil d’Administration de la Biennale, et en particulier envers son Président Pietrangelo Buffuoco, de me confier cette mission d’une grande importance et j’ai hâte de travailler avec toute l’équipe »
Avec l’expertise avérée et le talent de Koyo Houoh, le monde des arts peut s’attendre à une 61e Biennale de Venise d’exception au printemps 2026 après celle de 2024 sous la direction du Brésilien Adriano Pedrosa. [...]Lire la suite…
décembre 3, 2024Le visuel de la 29 édition du Festival du cinema et de la télévision de Ouagadougou dévoilé par le comité d’organisation à l’occasion d’un point de presse tenu ce mardi. L’image retrace le regard d’une femme noire entourée d’une mosaïque de tissus symbole de la diversité culturelle .
L’édition prévue du 22 février au 1er mars 2025 a pour thème ”cinema d’Afrique et identité culturelle” nous dit le comité d’organisation qui en plus a fait le point sur les préparatifs ; Pour l’heure, 1351 films ont été reçus.
Concernant, le comité international, il est composé de 9 membres. Le cinéaste malien Souleymane Cissé quant à lui est le Président du jury long métrage .
Pour rappel, la date limite de réception des fils est fixée au 21 décembre . [...]Lire la suite…
décembre 2, 2024Le Festival International du Film de Marrakech (FIFM) a entamé sa 21e édition le 29 novembre 2024, avec une programmation riche et diversifiée qui se poursuivra jusqu’au 7 décembre. Cet événement cinématographique prestigieux rassemble des talents internationaux et locaux, mettant en lumière 70 films issus de 32 pays. La sélection inclut des œuvres en compétition, des séances de gala, des projections spéciales et des initiatives comme le Panorama du cinéma marocain ou encore les ateliers dédiés aux jeunes talents .
Le festival international du film de Marrakech a pour ambition “de révéler les nouveaux talents du cinéma mondial” en mettant en compétition uniquement les premiers et deuxièmes films de réalisateurs émergents. 14 long-métrages sont en lice pour l’Etoile d’or, la récompense suprême du festival qui sera décernée le 7 décembre.
Le réalisateur italien Luca Guadagnino préside le jury, entouré de personnalités telles que Virginie Efira, Patricia Arquette, et Andrew Garfield. Deux films marocains, La Mer au loin de Saïd Hamich Benlarbi et Soudan, souviens-toi de Hind Meddeb, concourent dans la compétition officielle aux côtés de créations venues du monde entier .
Cette édition rend hommage à des figures majeures du cinéma, à l’actrice marocaine Naima Lamcharki, décédée en octobre, et propose des projections marquantes, notamment Everybody Loves Touda de Nabil Ayouch en première marocaine .Des films d’archives exceptionnels seront projetés comme “Camp de Thiaroye” (1988) du réalisateur sénégalais Ousmane Sembène ou “Nationalité : immigré”(1975) du réalisateur mauritanien Sidney Sokhona.
Le Festival International du Film de Marrakech se démarque également par son cadre unique dans la ville de Marrakech, mêlant cinéma et culture locale. Des événements parallèles, comme des master classes et des rencontres professionnelles, favorisent les échanges entre participants et professionnels de l’industrie . [...]Lire la suite…
décembre 1, 2024Dans le cadre de la 15è biennale de Dakar, la Galerie Ourouss présente en OFF une exposition exceptionnelle de Seyni Awa Niang composée d’une dizaine d’œuvres en terre cuite et de photographies axées sur le travail de celle que l’on surnomme “la magicienne de la terre ”. Mais pas que, la galerie Ourouss sous la houlette de Zeynabou Gueye a tenu une soirée musique et culture mandingue animée par l’historien Mamadou Mané et le musicien traditionaliste Alphousseini Kouyaté ce vendredi 29 , qui célèbre la richesse des traditions artistiques et culturelles d’Afrique de l’Ouest.
“ Réalités d’un mythe ”, l’exposition OFF au sein de la magnifique galerie Ourouss, spécialement conçue pour la biennale, propose une immersion dans l’univers mythique de l’artiste. Elle est un hommage à l’immense talent de la native de Bignona nous dit Zeynabou Gueye. Cette dernière a toujours été marquée par la dextérité et l’originalité de l’artiste.
Pour une participation dynamique au Dak’art 2024, la galerie Ourouss a intégré une soirée dédiée à la musique et culture mandingues. Un moment où le public a eu droit aux sonorités mandingues et à sa riche histoire. L’historien Mamadou Mané et le musicien traditionaliste Alphousseini Kouyaté sont largement revenus sur l’origine mandingue de la Kora , un instrument qui a fini de conquérir le monde.
Cette double programmation incarne l’engagement de la Galerie Ourouss à promouvoir des dialogues riches et inclusifs entre les formes artistiques contemporaines et les patrimoines culturels ancestraux. À travers l’exposition de Seyni Awa Niang et la soirée musicale mandingue, le public vit une expérience où l’art, la musique et la transmission culturelle se rencontrent et se répondent. [...]Lire la suite…
mai 7, 2024Par Abdoulaye DIALLO/LebergerdelîledenGor
« Janmgi faamaali, Faami janmgaali, Janmgaali faamaali,
Ko be’e tato wonoyta fii lanmugol Affriki ».
« Celui qui a appris sans comprendre,
Celui qui a compris sans apprendre,
Celui qui n’a ni appris ni compris, Ces trois-là provoqueront un jour la destruction de l’Afrique ».
Djibril DIALLO
À un moment de notre histoire où l’écart est très grand entre l’état du pays et notre état d’esprit, à un moment où la pensée et la réflexion sont sorties des étroits milieux que constituent les érudits, les écrivains et les intellectuels, nous regardons 2024, la rue et son mouvement avec curiosité, appréhension, doute et tout de même espoir.
Nul besoin de convaincre qui que ce soit de l’importance du Sénégal dans la région, et de l’intérêt que nous avons que ce pays et ses traditions au plan politique reste une démocratie prospère. Née de luttes séculaires avec la volonté de la parfaire dans une croissance économique à rendre plus inclusive, elle n’en révèle pas moins des insuffisances que les jeunes fortement marginalisés dans leur grande majorité mettent à nu.
De ces jeunes, un grand nombre a choisi la culture, sous différentes formes d’expression, parce qu’elle est transversale et englobante. Ils la manifestent dans les arts plastiques en particulier, pour exprimer dans l’écriture propre à ce secteur ce qui est élevé, ce qui est beau, ce qui est prospectif et anticipe d’un meilleur monde.
Informer d’un report les participants et les visiteurs prévus à la biennale de l’Art contemporain africain, le Dak’Art, dans son édition de 2024, à vingt jours de l’ouverture officielle, relève d’une inélégance. Ma pensée a été envahie par un engourdissement nébuleux.
La biennale de l’Art contemporain africain, le Dak’Art, aurait dû se tenir le 16 mai 2024.
Quatrième plateforme culturelle mondiale, en sa 15ème édition cette année, rien ne peut justifier ce report. Il intervient surtout à un moment où de nombreux pays ont leurs regards voraces et envieux posés sur la biennale de l’Art contemporain africain, le Dak’Art.
Rien ne peut justifier ce report dans un contexte où les pays en développement cherchent à doubler la valeur en dollars de leurs exportations culturelles : de 11,5 milliards de dollars à 25 milliards de dollars, en moins de dix ans.
Comme celles de 1994 et de 2020, la biennale de l’Art contemporain africain, le Dak’Art de 2024 s’est heurtée à quelques résistances qui ont entraîné son report.
C’est acté après moult rumeurs, controverses, luttes intestines stériles et constat d’une impréparation manifeste.
Des phases successives qu’a connues la biennale de l’Art contemporain africain, le Dak’Art, les éditions qui s’attachent à celles de 1990, 1996, 2008, 2016, et 2018 furent celles de sa plus vaste étendue, de l’apogée de sa puissance et de son expansion.
Il convient, aujourd’hui, de s’arrêter et de réfléchir pour voir comment gagner les cœurs des femmes et des hommes de culture. Cela, en vue de les inscrire dans les espaces de la patience et de la lucidité.
La biennale de l’Art contemporain africain, le Dak’Art, se tiendra à partir du 7 novembre et nous avons le devoir de travailler à sa réussite.
Il faut tirer les leçons. Il faut que change la perception des forces vives de la nation sur le monde de la culture et singulièrement des arts. Rappelons-le, la biennale de l’Art contemporain africain, le Dak’Art, est un outil de renforcement de la gouvernance de la culture, d’intégration de la culture dans les stratégies de développement durable, de promotion des droits humains et des libertés fondamentales.
La biennale de l’Art contemporain africain, le Dak’Art, offre un environnement qui facilite l’accès équitable à des échanges ouverts et équilibrés, renforce les capacités et améliore les infrastructures culturelles dans le pays.
Le monde dans lequel nous vivons l’exige. Ce même monde nous invite à la formalisation d’un dialogue entre hommes et femmes de culture, artistes, la ville de Dakar et l’Etat. Nous vivons un monde en évolution et en mutations exponentielles. Un monde dit d’innovation. Dès lors, le Sénégal doit offrir à ses enfants toutes les occasions possibles de découverte et d’expérimentation scientifique, culturelle et sociale esthétique, artistique, sportive.
Le savoir n’est pas une condition suffisante de la culture, mais une condition nécessaire. Il nous faut saisir l’opportunité de ce report, pour réfléchir sur comment les systèmes de gouvernance durables de la culture :
renforcer les moyens techniques et financiers des organismes gouvernementaux et ceux de la ville de Dakar, responsables des politiques culturelles, afin qu’ils engagent une collaboration État / ville de Dakar,
décentraliser les compétences et les ressources pour favoriser la gouvernance à plusieurs niveaux, en délimitant clairement les responsabilités des uns et des autres,
affecter des budgets appropriés pour une application concrète du programme de la biennale de l’Art contemporain africain, le Dak’Art, si nous voulons que le Sénégal soit du lot des pays en développement qui doublent la valeur en milliards de dollars de leurs exportations.
Des progrès ont été réalisés en termes d’intégration de la culture au sein des politiques et des programmes de développement durable à l’échelle nationale qui entrecroisent les retombées économiques, sociales, environnementales et, bien évidemment, culturelles. Personne n’est plus qualifié que les acteurs culturels pour nourrir cet exercice collectif d’invention d’un futur porteur d’une nouvelle humanité.
Pour ce futur qui se fera au service de l’humain ou ne sera pas, il est établi que la « CRÉATION » est la matière la plus efficace. Elle est le témoignage bouleversant de la seule dignité de l’Homme : la révolte tenace contre sa condition.
LA PROMOTION DE LA LIBERTÉ D’IMAGINER ET DE CRÉER ME PARAÎT ESSENTIELLE.
L’imagination et la créativité sont les manifestations les plus nettes de la liberté. Elles sont les intrants indispensables à l’innovation tant sociale, politique, qu’économique. Elles sont les seuls ingrédients pouvant faciliter la mise en place des mécanismes de promotion continue de valeurs humaines, donc culturelles, et de confiance, de même que tout autre mécanisme de renforcement de l’échange dans les savoirs et connaissances, d’émulation réciproque donc de réciprocité, si réellement nous voulons meubler utilement les cerveaux de nos enfants et arracher nos peuples de la misère et de la pauvreté.
L’expression artistique fait partie intégrante de notre humanité qui repose sur notre capacité à peindre, à chanter, à danser et à jouer en spectacle qui nous distingue en tant qu’individus. Mais c’est également ce qui nous rapproche en tant que communauté et nous aide à dépasser nos différences linguistiques, géographiques, culturelles, religieuses et politiques. C’est dire que le Dak’Art doit aussi être à l’école et dans les universités, par l’art, c’est-à-dire tous les arts dans les expressions multiples (la poésie, le théâtre, la danse, la musique, le cinéma, le cousinage à plaisanterie, etc…).
La Biennale est une occasion de travailler à l’investissement dans le talent et à la quête d’excellence dans les quartiers.
Une pratique d’un ou de plusieurs arts peut relever les exigences de notre époque et FORGER le Sénégalais nouveau. Car le Dak’Art se situe, plus que jamais, dans la perspective de l’accouchement douloureux d’une société mondiale au cœur du développement de la personne et des communautés.
Notre humanité est faite de voyages et de rencontres. L’effort culturel est une valeur de civilisation. L’artiste qui témoigne de l’état de cette humanité avec un message d’espoir doit pouvoir se sentir libre. La mobilité fait partie intégrante de sa vie et de sa carrière. Les responsables culturels doivent développer et soutenir des moyens innovants permettant aux artistes et aux professionnels de la culture de voyager, et ce malgré l’aggravation des restrictions. Il est en effet essentiel que les artistes aient l’occasion de découvrir des milieux qui leur sont étrangers pour progresser professionnellement, mais aussi pour rencontrer d’autres communautés et élargir leur compréhension d’autres cultures.
Un des invités d’honneur de la biennale de l’Art contemporain africain, le Dak’Art, est les États Unis d’Amérique (USA). Il faut profiter de leur présence pour rappeler que la mobilité culturelle est depuis longtemps un élément essentiel des sociétés et la source de certaines des créations artistiques les plus célèbres de l’humanité, depuis l’Antiquité. Actuellement, du fait des restrictions de plus en plus drastiques sur les déplacements des personnes et du renforcement des mesures sécuritaires aux frontières, les influences artistiques transculturelles sont menacées.
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mai 1, 2024À l’annonce du report de la 15e édition de la Biennale de l’Art Contemporain africain de Dakar initialement prévue du 16 mai au 15 juin, beaucoup d’acteurs culturels et de galeries ont annoncé maintenir leur programmation OFF . Cela a valu un communiqué de la part des organisateurs de la biennale afin de rappeler les relations intrinsèques entre les expositions IN et OFF de la Biennale et mettre en garde contre toute utilisation de son image de marque.
La réaction n’a pas tardé du côté des curateurs après l’annonce officielle du report du Daka’art au 7 Novembre. La plupart ont annoncé n’opérer aucun changement de date des expositions OFF pour lesquelles, ils abattent un travail depuis des mois. Des sacrifices en temps, argent et créativité qui n’épousent pas l’idée du report de six mois.
Face à cette vague de communication avec le hashtag OFFISON, le Secrétariat général de la Biennale rappellent que “ les manifestations d’environnement communément appelées OFF restent un volet de la programmation de la Biennale de Dakar ”. Cette piqure de rappel est complétée par une interdiction sous peine de sanction de l’utilisation de l’identité visuelle du OFF de la Biennale en dehors des nouvelles dates .
Il est également demandé aux porteurs de projets de renouveler leurs inscriptions pour figurer dans la nouvelle programmation des expositions OFF de la 15e Biennale reprogrammée du 7 novembre au 7 décembre 2024. [...]Lire la suite…
avril 26, 2024La réédition du livre, “La parole aux négresses ” de la sénégalaise Awa Thiam est annoncée. Une bonne nouvelle pour les amoureuses et amoureux de lecture. Mais également pour les défenseurs des droits des femmes et des féministes. L’ouvrage publié en 1978 de a jeté dans un contexte post indépendance, les jalons du féminisme panafricain.
La maison d’édition SAARABA révèle la sortie du manuscrit au Sénégal et en Afrique au mois de Mai prochain. Pour ce qui est de la France , la sortie du livre est confiée aux Editions Divergence.
Ce nouveau tirage connaîtra surement un franc succès car le livre est devenu introuvable 45 ans après sa publication. L’auteure nous y montre l’importance de la prise de parole par les femmes africaines en vue de faire entendre les réalités de leur vécu et de rendre visibles les maux dont elles souffrent. Bien des années avant qu’un mot ne soit posé sur le concept, Awa Thiam aborde l’intersectionnalité des oppressions subies par les femmes dans un contexte ouest-africain.
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avril 25, 2024Par Aissatou Diop, Curatrice ( Sénégal )
La biennale, initialement prévue du 16 mai au 16 juin à Dakar, au Sénégal, a été reportée du 7 novembre au 7 décembre. Cette nouvelle a semé le trouble parmi les artistes, les commissaires d’exposition, les galeristes et le public.
Si le souci de qualité affiché par le Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture est louable, la communication tardive du report laisse à désirer.
Annoncé tardivement, le changement de dates a pris de court de nombreux acteurs qui avaient déjà engagé des dépenses et programmé leur participation. Ce manque de transparence suscite des interrogations et nourrit des inquiétudes légitimes.
Malgré ces incertitudes, le report de la Biennale pourrait s’avérer bénéfique. Le choix du mois de novembre, période favorable au tourisme culturel au Sénégal, pourrait attirer un public plus large et contribuer à l’essor de l’événement.
Cependant, des questions subsistent quant aux raisons précises du report. Des contraintes financières, logistiques ou organisationnelles ont-elles joué un rôle ? Si tel est le cas, la transparence est de rigueur pour lever les doutes et rassurer les parties prenantes.
Le report de la Biennale aura des conséquences non négligeables sur les acteurs du monde de l’art. Artistes, commissaires, galeristes et autres professionnels avaient déjà investi du temps, des efforts et des ressources pour participer à l’événement initial. Des mesures d’accompagnement sont indispensables pour soutenir ces acteurs et minimiser les perturbations causées par le changement de dates.
Au-delà des questions logistiques, le report de Dak’Art offre l’opportunité de renforcer la mobilisation et l’engagement du public. Des campagnes de sensibilisation, des programmes éducatifs et des événements culturels en amont de la Biennale et le maintient du OFF dont le financement ne dépend pas de la Biennale, peut favoriser une participation plus large.
Le succès de Dak’Art 2024 dépendra d’un dialogue ouvert et transparent entre le Ministère et les différentes parties prenantes. Communiquer clairement sur les raisons du report, prendre en compte les préoccupations de tous et mettre en place des mesures d’accompagnement adéquates seront importantes pour garantir le succès de l’événement.
Ce report peut se transformer en une occasion de repenser Dak’Art et d’en faire un événement encore plus inclusif et indépendant des circuits habituels. Le Ministère et l’ensemble des acteurs du monde de l’art peuvent transformer ce report en une expérience positive et pour tous, c’est le moment de tenir des assises et revoir ce secrétariat qui n’a plus sa raison d’exister. Pensons à donner cette Biennale à des mécènes et directeurs artistiques capables d’organiser la Biennale et de créer des liens entre elle et les autres du monde pour le bien de notre diplomatie culturelle.
Si le report de Dak’Art 2024 est une déception pour beaucoup, il n’est pas synonyme de renoncement à la culture et à l’art africain ! Pour celles et ceux qui ont déjà réservé leur voyage au Sénégal, pas de panique ! Du 13 au 19 mai 2024, venez nous rejoindre au Festival International de Jazz de Saint-Louis.
#TheOFFisON [...]Lire la suite…
avril 25, 2024Le comité d’organisation de la Biennale de Dakar sort afin de son mutisme après la vive rumeur sur le report de la 15 e édition du Dak’art. Le rendez-vous de la grande messe de l’art contemporain est désormais fixée du 7 novembre au 7 décembre 2024 selon un communiqué du ministère des sports , de la jeunesse et de la culture.
Initialement prévu, du 16 mai au 16 juin 2024, la Biennale de l’Art contemporain africain de Dakar est décalée de six mois selon un communiqué du ministère de tutelle qui évoque des “contraintes et aléas induits par le contexte national et international “.
selon, le communiqué, le schémas , les programmations , les pays invites d’honneur ( la République de Cap-vert et les Etats Unis ) restent maintenus.
Dak’art édition 2024 sous le thème de ” The Wake , l’éveil , le sillage ” se dévoilera alors dans six mois . [...]Lire la suite…
avril 23, 2024La rumeur concernant le report de la 15e Biennale de l’Art africaine contemporain – Dak’art cristallise les débats au sein des acteurs culturels. Le silence noté du côté des organisateurs semble tirer à sa fin avec un communiqué signé par la Directrice artistique, Salimata Diop adressé à un cercle restreint d’acteurs.
Ce communiqué qui nous est parvenu souligne des manquements relatifs notamment à l’arrivée d’œuvres et annonce un “ dialogue ouvert entre les artistes et commissaires d’exposition” ce mardi et mercredi.
Vous en offrons lecture en attendant d’y voir plus clair.
Bonne lecture 👇🏽👇🏽👇🏽
Chers artistes,
Nous travaillons dur depuis le mois de septembre à la préparation d’une édition 2024 de qualité. Au cours des dernières semaines, nous avons observé des insuffisances logistiques qui échappent à notre contrôle, engendrant notamment une grande inquiétude concernant l’arrivée des œuvres à temps. Ces inquiétudes légitimes que nombre d’entre vous avez formulées concernant le temps restant pour une organisation adéquate, sont partagées par notre équipe curatoriale.
Face à ce constat, à une semaine avant la date prévue pour commencer à vous accueillir à Dakar, notre équipe curatoriale, solidaire des artistes, observe la nécessité de communiquer immédiatement sur la nécessité d’un report de la quinzième édition.
En effet, nous sommes solidaires de votre droit à voir votre travail présenté dans les meilleures conditions, sans qu’une partie des œuvres manquent à l’appel, dans le respect de notre projet commun de scénographie et de médiation. Nous ne pouvons anticiper une situation qui dégraderait la qualité de vos travaux et qui porterait atteinte à ce que le projet engagé ‘The Wake’ a à exprimer et à l’héritage de l’institution qu’est la Biennale de Dakar. Nous avons écrit aux autorités pour insister sur la nécessité d’une réponse et ferons une déclaration publique à la suite de ce courriel.
En tant que directrice artistique, il me semble également important de réaffirmer ma détermination et celle de mon équipe à porter cette Biennale à vos côtés. La situation actuelle ne saurait entacher notre travail et les efforts déployés pour contribuer à la tenue d’une quinzième édition mémorable, à la hauteur du talent et des ambitions de nos artistes, et du travail des équipes de la Biennale de Dakar.
Nous prévoyons un temps de disponibilité pour un dialogue ouvert avec les artistes et les commissaires d’exposition les mardi 23 et mercredi 24 avril de 11h à 12h GMT et de 18h à 20 [...]Lire la suite…
avril 22, 2024La 15e édition de la biennale de l’Art contemporain africain – Dak’art est prévue du 15 mai au 16 juin. Depuis son annonce, les préparatifs vont bon train avec la publication des artistes et collectifs d’artistes sélectionnés pour l’exposition “In”. À moins d’un moins d’un mois, le doute plane sur le maintien du rendez-vous.
Le comité d’organisation du Dak’art semble être à pied d’œuvre depuis la cérémonie officielle du lancement le 18 décembre passé et la publication de la sélection officielle Dak’Art. Entre temps, le Sénégal a connu sa 3e alternance avec l’élection d’un nouveau président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye. S’en est suivi la mise en place de gouvernement. Une liste de 25 ministres parmi lesquels, un qui concentre les sports, la culture et la jeunesse confié à Madame Khady Diene Gaye. Ce hyper ministère n’est pas du goût des acteurs des trois secteurs regroupés notamment ceux de la culture dont beaucoup s’interrogent sur la gouvernance des affaires culturelles et craignent “ une dévaluation culturelle”. Cela même avec un secrétariat d’Etat chargé des industries culturelles et créatives et du patrimoine y est rattaché.
Avec autant d’événement, la biennale de Dakar n’occupe plus le centre des débats si ce n’est un doute qui plane sur sa tenue. l’éventualité d’un report fait échos. Alors que le comité d’organisation reste aphone face à cette rumeur .
“Partie comme ça il vaut mieux ou la repousser en fin d’année ou l’annuler pour une redéfinition de contenu et une nouvelle orientation .Quand on me file une patate chaude, je la pose là en attendant qu’elle refroidisse .Mieux vaut un report qu’un événement bâclé” avise le cinéaste Moussa Sene Absa.
Même son de cloche pour le Collectif des artistes indépendants du Sénégal qui préconise dans un communiqué “ le report et l’audit de la Biennale par les nouvelles autorités” .
Du côté des organisateurs, il est noté une continuité des préparations matérialisée par les postes et publications relatives aux biographies des artistes attendus, de l’ouverture des accréditations sur le site officiel.
À moins d’un mois du démarrage du festival, la programmation officielle et le catalogue se font encore désirer ce qui ravive les spéculations sur la tenue ou non d’un des plus grands rendez-vous des arts en Afrique .
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avril 21, 2024L’Association Yamarou Photo lance un appel à candidatures pour la sélection des femmes photographes émergentes en Afrique en vue d’un master class international à Bamako (Mali).
La présente formation vise à outiller les femmes photographes émergentes du continent dans les nouvelles techniques de prise de vue photographiques.
– Etre femme photographe de 18 à 35 ans résidante d’un pays africain ;
– Avoir une carte d’identité / passeport en cours de validé / carnet de vaccination jaune ;
– Avoir un projet photographique (images photographiques) ;
– Accepter les conditions de participation à la formation.
pièces à fournir
– 01 portrait photo en JPEG / haute résolution ;
– Une biographie / un CV
– 10 photographies ;
– Déclaration sur l’honneur prouvant la propriété des photographies envoyées.
Date limite: au plus tard le 20 Mai 2024 à 00 heures
Pour postuler voir le lien de l’appel ci-dessous :
https://forms.gle/AAm3y3djui58NQe6A
NB: il faut disposer d’un compte gmail pour faciliter votre inscription. [...]Lire la suite…
avril 18, 2024Vous êtes une femme sénégalaise passionnée par le cinéma et désireuse d’acquérir des compétences solides en administration de production pour l’industrie cinématographique ? Cette opportunité est faite pour vous !
Nous sommes heureux d’annoncer le lancement d’une formation intensive en Administration de Production Cinéma, spécialement conçue pour les femmes talentueuses du Sénégal. Cette formation, qui se déroulera à la fois en ligne et en présentiel, vise à offrir aux participantes les connaissances pratiques et les outils nécessaires pour exceller dans le domaine de la production cinématographique.
DATES IMPORTANTES
– Date limite de candidature : 30 Avril 2024
– Annonce des candidatures présélectionnées : le 20 Mai 2024
– Début de la formation : Juin 2024
Pour postuler et en savoir plus sur cette formation, rendez-vous sur https://shorturl.at/lstzL [...]Lire la suite…
février 9, 2024L’appel à candidature dédié Fonds de Soutien à la Structuration des Organisations Culturelles du Mali sera clôturé ce 20 février.
Ce fonds concerne les organisations culturelles qui opèrent dans les différents secteurs de la culture au Mali (centres culturels, structures artistiques et culturelles, festivals, centres d’animation artistique, projets culturels, etc.).
Les objectifs du Fonds sont:
Aider les organisations culturelles déjà fonctionnelles à se structurer davantage ;
Soutenir les organisations culturelles pour leur fonctionnement quotidien ;
Soutenir les projets culturels à haute valeur sociale ;
Aider à la durabilité des organisations culturelles.
Pour plus d’informations et votre souscription accéder au lien suivant
https://www.africanculturefund.net/appel-014-24-fonds-de-soutien-a-la-structuration-des-organisations-culturelles/ [...]Lire la suite…
février 9, 2024À travers un atelier tenu ce jeudi à Dakar, un répertoire de 125 métiers des arts et de la culture a été soumis, aux professionnels et entrepreneurs du secteur pour validation .
En effet, il s’agit « d’une consultation avec les acteurs culturels avant de présenter le répertoire de 125 métiers des arts et de la culture au chef de l’Etat qui prendra un décret suivi de trois arrêtés du ministre de la Culture pour que cette mesure soit effective», a précisé le ministre de la Culture.
Ce reporting entre dans le cadre de la prise en charge des décrets d’application relatifs à la loi sur le statut de l’artiste et des professionnels de la culture votée par l’Assemblée nationale le 30 décembre 2020 et promulguée par le président de la République le 13 mars 2021. Le répertoire en plus de permettre aux professionnels de la culture de se doter de cartes professionnelles offre des données statistiques fiables facilitant à l’État l’orientation de ses subventions.
La directrice des arts, Ndèye Khoudia Diagne a précisé que ce répertoire présenté aux acteurs ne prend pas en compte le secteur du cinéma, qui depuis 2004 a son propre répertoire de 65 métier conformément à la loi du 3 avril 2002 portant règles d’organisation des activités de production, d’exploitation et de promotion cinématographiques et audiovisuelles adoptée par le Sénégal. Le document en question reste donc «un répertoire ouvert qui est appelé à accueillir de nouveaux métiers, même après la signature du décret d’application», a indiqué Aliou Sow. [...]Lire la suite…
février 9, 2024La 5e édition des Rencontres Internationales de Peinture de Ouagadougou (RIPO) se tiendra du 13 au 18 février 2024. Annonce faite par l’Association pour la Promotion des Arts Plastiques (APAP) , initiatrice de l’événement lors de la conférence de presse au siège à leur siège à Ouagadougou.
Ils seront 40 artistes issus de 21 pays à étaler leur créativité à travers la peinture, la photographie, le style et la gravure sous le thème « Traits d’union : histoire, territoire et défis contemporains du vivre ensemble » lors de la 5é édition des RIPO.
L’objectif tel que rappelé par les organisateurs est de permettre à ces professionnels des arts visuels de se retrouver à Ouagadougou autour de diverses activités pour développer leurs imaginaires et leurs aspirations.
Les RIPO « in » se dérouleront au quartier Bilbalogho et le « off » à l’espace culturel Napam Béogo à Gounghin.
Au programme, « Il y aura cette année, les expositions-vente, la rue marchande, des conférences/tables rondes, et des ateliers de formations. Comme innovation, cette édition marque également le point de départ d’un nouveau format : celui de l’itinérance des RIPO, intitulé les RIPO itinérants. Elles offrent une opportunité unique de mettre en valeur la richesse et la diversité des expressions artistiques et visuelles des territoires, tout en renforçant les liens entre les RIPO et les communautés artistiques à travers le monde », renseigne la présidente de l’association et du comité d’organisation, Suzanne Songa Ouédraogo. À noter que l’exposition itinérante aura lieu à Casablanca au Maroc. [...]Lire la suite…
février 7, 2024Dans le cadre de la préparation de la première édition de ECOFEST en 2024, les Commissaires Mamadu Serifo JAQUITE de l’UEMOA et Fatou SOW/SARR de la CEDEAO ont échangé avec les autorités ivoiriennes.
Les Commissions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), ont convenu d’organiser conjointement le premier Festival ouest-africain des arts et de la culture (ECOFEST) en 2024, sous le thème : “ la Culture, catalyseur de la paix, de la diversité et de l’intégration économique et sociale en Afrique de l’Ouest ”. C’est la Côte d’Ivoire qui accueillera cette édition, du 28 septembre au 5 octobre 2024. À cet effet, le Commissaire chargé du Développement Humain de l’UEMOA, Mamadu Serifo JAQUITE et Fatou SOW SARR, Commissaire en charge du Développement Humain et des Affaires Sociales de la CEDEAO ont échangé avec les autorités ivoiriennes le 5 février 2024.
Les deux émissaires ont ainsi rencontré la Ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise REMARCK et le Ministre des Affaires Etrangères de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, Leon Kacou ADOM.
Cette mission avait pour objectifs de renouveler l’engagement de la CEDEAO et de l’UEMOA à organiser ECOFEST en Côte d’Ivoire. [...]Lire la suite…
février 6, 2024La plateforme locale de conservation d’art au Rwanda présente à travers l’exposition collective «SIDE BY SIDE», le talent et le travail artistique de huit femmes de l’Afrique de l’Est. Le centre Niyo Arts Gallery de Kigali est depuis le 3 février le théâtre d’exploration et d’appréciation d’une exhibition qui met en lumière l’art au féminin.
«Side by Side» réunit huit femmes artistes de six pays d’Afrique de l’Est : le Rwanda, le Burundi, le Kenya, la Tanzanie, l’Ouganda et l’Éthiopie. Les artistes présentés incluent Kanyange Louise (Rwanda), Nadia Wamunyu (Kenya), NJ Solana (Burundi), Tsega Zewde Rago (Éthiopie), Dore en Mueni (Kenya), Lincka Lydie (Rwanda), Happy Robert (Tanzanie), ainsi que Florence Nanteza (Ouganda).
Selon Jemima Kakizi, conservatrice rwandaise et organisatrice de l’exposition que la participation à l’exposition offre une occasion inestimable d’approuver et de reconnaître les efforts d’artistes talentueux. Plus précisément, elle vise à faire la lumière sur les femmes qui sont souvent confrontées à une représentation insuffisamment représentée dans le monde de l’art. Pour Kakizi, « Side by Side vise à célébrer la diversité, l’unité et la force collective qui émerge des expériences partagées. »
L’exposition collective Side By Side est ouverte jusqu’au 18 février [...]Lire la suite…
février 6, 2024La ghanéenne Lesley Lokko est la Médaille d’or royale 2024 pour l’architecture. Il s’agit de l’une des plus hautes distinctions architecturales au monde. La médaille, remise au nom de Sa Majesté le Roi Charles III, reconnaît l’engagement de longue date de Lokko pour la promotion de diverses approches en architecture.
La professeure Lesley Lokko est une architecte, éducatrice et romancière à succès ghanéen-écossais. Elle est fondatrice et directrice de l’ African Futures Institute (AFI), créé à Accra, au Ghana, en 2021. Elle a été nommée commissaire de la 18e exposition internationale d’architecture, La Biennale di Venezia en décembre 2021. En décembre 2022, elle est élevée au rang d’ Officier De l’Ordre de l’Empire britannique dans la première liste des honneurs du Nouvel An par le roi Charles III, pour « services rendus à l’architecture et à l’éducation ».
Depuis plus de deux décennies, Lokko consacre sa carrière à amplifier les voix sous-représentées et à examiner la relation complexe entre l’architecture, l’identité et la race, ayant un impact profond sur l’éducation, le dialogue et le discours en architecture. L’accent de Lokko sur la démocratisation de l’architecture a toujours été de recadrer les cours d’architecture pour démocratiser, décoloniser et faire progresser l’enseignement de l’architecture et partager ces connaissances partout dans le monde.
A propos de la nouvelle lauréate,Le président du Royal Institute of British Architects (RIBA), Muyiwa Oki , a déclaré :
« Fervente championne de l’équité et de l’inclusion dans tous les aspects de la vie, l’approche progressiste de Lesley Lokko en matière de formation en architecture offre de l’espoir pour l’avenir – une profession qui accueille ceux de tous les horizons, prend en compte les besoins de notre environnement et reconnaît un large éventail de de cultures et de perspectives… Elle reste une humble force révolutionnaire, avec son ambition et son optimisme laissant une marque indélébile sur la scène architecturale mondiale .
En apprenant la nouvelle, Lesley Lokko a déclaré :
« Cela m’a vraiment surpris. Cela n’a jamais été envisagé. Je suis ravi d’être considérée aux côtés de certains des grands anciens lauréats de la Royal Gold Medal. Bien qu’il s’agisse d’une récompense personnelle, ce n’est pas simplement un triomphe personnel, c’est un témoignage des personnes et des organisations avec lesquelles j’ai travaillé et qui partagent mes objectifs.Je suis entré dans l’architecture en quête de certitudes, en quête de réponses. Au lieu de cela, j’ai découvert des questions et des possibilités, des façons bien plus riches, plus curieuses et plus empathiques d’interpréter et de façonner le monde. L’architecture m’a donnée le langage, sous toutes ses formes – visuel, écrit, construit, interprété et ce langage, à son tour, m’a donnée tant d’espoir » . [...]Lire la suite…
février 2, 2024Le guitariste sénégalais Cheikh, de son vrai nom Cheikhou Coulibaly, est décédé, vendredi, des suites d’une longue maladie. L’acolyte de Pape a rendu l’âme au lendemain de la présentation du nouvel album de son groupe Pape et Cheikh. Cette nouvelle production contient une reprise de leur célèbre titre «Bu leen Wengal Gaal Gui» (Ne pas faire tanguer la pirogue), mis sur le marché pour la première fois en 2000. Le tube est une invite à préservation de la stabilité du Sénégal. En cette veille de l’élection présidentielle au Sénégal, la chanson reste une piqûre.
La levée du corps de Cheikh aura lieu ce samedi à 11h à la grande mosquée de Gadaye suivi de l’enterrement aux cimetières musulmans de Yoff à Dakar. [...]Lire la suite…
janvier 28, 2024À moins de quatre mois de l’ouverture de la 60e Biennale de Venise, le ministère marocain de la Culture a choisi de remplacer les artistes et le conservateur initialement choisis pour le tout premier pavillon national du pays.
Mercredi, Le Monde Afrique a rapporté qu’un responsable du ministère marocain avait informé lundi le conservateur du pavillon, Mahi Binebine, que lui et les artistes Safaa Erruas, Majida Khattari et Fatiha Zemmouri ne participeraient pas à la présentation de la Biennale. Binebine affirme que le représentant du ministère n’a pas expliqué la «décision de dernière minute» de l’échanger contre la conservatrice indépendante et historienne de l’art Mouna Mekouar, qui n’a pas pu être immédiatement contactée pour confirmer sa nomination.
Binebine a déclaré au Monde Afrique qu’il avait dépensé « plusieurs dizaines de milliers d’euros » pour s’assurer que le projet soit achevé dans les trois mois et que les images de l’art étaient prêtes à être envoyées à la Biennale avant la date limite du 11 janvier. Selon certaines informations, Binebine et les artistes ont visité le pavillon de Venise en septembre pour préparer l’événement, et ils ont même rencontré Adriano Pedrosa, le directeur de la biennale. Ils avaient communiqué avec le ministère à plusieurs reprises au cours des derniers mois au sujet du remboursement et avaient proposé de financer d’autres arrangements.
Mme Erruas, qui vit à Tétouan, au nord du Maroc, explique au Monde Afrique avoir loué un deuxième atelier et fait appel à des dizaines de collaborateurs pour créer une installation de 42 pieds de long qui devait être présentée à Venise. « Un effort extraordinaire dans un laps de temps très court », explique-t-elle. « C’est un coup très dur, confie Safaa Erruas. Elle confirme avoir travaillé avec beaucoup de passion, car elle a eu l’honneur de représenter le Maroc. Aujourd’hui, elle explique que la situation est désormais « un cauchemar ». « Comment une institution censée aider et promouvoir les artistes peut-elle leur manquer de respect à ce point ? » Un autre artiste initialement programmé, qui a souhaité rester anonyme, a évoqué « un énorme gâchis ». Dans un communiqué publié mardi sur Instagram, Binebine et les artistes ont déclaré souhaiter « tout le succès du monde » à la nouvelle équipe en charge du pavillon marocain. “Avec dignité, nous maintenons l’espoir dans ce Maroc qui nous fait mal”, conclut le communiqué.
La Biennale de cette année est organisée par Adriano Pedrosa et intitulée ”Foreigners Everywhere” ( Étrangers partout ). Il se déroulera du 20 avril au 24 novembre 2024. [...]Lire la suite…
janvier 28, 2024Avec le concours de la Fondation Montresso, l’étendard du Sénégal flottera à Marrakech durant la Foire d’art 1.54. Fidèle à la rencontre avec son programme «In , la Fondation Montesso, dévoilera six artistes sénégalais au public à travers l’expo«Mutations»
Sous le co-commissariat de Ousseynou Wade, actuellement conseiller du directeur général du Musée des civilisations noires à Dakar, six artistes sénégalais résidant au Jardin Rouge, dévoileront leurs œuvres dans une exposition collective nommée «Mutation » . Une exhibition «qui s’inscrit dans cette dynamique d’appropriation et de réécriture de réalités exceptionnelles qui interpellent et exigent à la fois confiance mutuelle, solidarité et inventivité. Elle démontre que le monde est riche de ressources humaines capables de proposer des solutions pour un monde cohérent malgré sa diversité. «La maturité et le sens des responsabilités des artistes proposés pour ”In-Discipline” 2024 sont de précieux atouts pour traduire, individuellement et collectivement la conscience des défis auxquels le monde fait face d’une part et le contenu du discours à délivrer en cohérence avec une pensée décentrée pour la sauvegarde de la diversité», explique la Fondation Montresso.
Ainsi, du 11 février au 27 avril 2024, Babacar Diouf, Sambou Diouf, Amy Celestina Nidone et Ina Makosi nous invitent à «éprouver, à partir du patrimoine légué par les générations précédentes, notre devoir de restituer en les enrichissant, les valeurs essentielles qui participent à l’équilibre de la communauté humaine». [...]Lire la suite…
janvier 28, 2024Les deux artistes africains Manel Ndoye et René Tavares se sont retrouvés depuis le 16 janvier à Genève à la Mabe Gallery autour d’une exposition collective dénommée «Femme en communauté». Si le style les oppose, la créativité et le talent les regroupent pour décrire l’immensité de le femme dans leurs sociétés respectives.
Le sénégalais Manel Ndoye et le santoméen René Tavares s’abreuvent d’une étude collaborative axée sur la notion de l’héritage culturel et sur la recherche de points de convergence entre leurs histoires personnelles pour donner naissance à L’exposition «Femmes en communauté» . Tous deux fils de l’Afrique que les frontières coloniales séparent, René et Manel ont un fort ancrage dans leurs communautés, celles du peuple Lébou, les communautés de pêcheurs de la région de Dakar, dont est originaire Manel Ndoye et celles des descendants d’esclaves des plantations sur l’île de São Tomé dont est issu René Tavares. Cela n’est pas leur seule convergence, les deux artistes ont été pensionnaires de l’école des beaux-arts de Dakar où ils sont sortis major.
Leur pratique artistique valse entre la peinture dessin et l’installation en plus du tissage pour Manel Ndoye et de la photographie pour René Tavares. Ce dernier a déjà été exposé dans de nombreuses villes comme Paris, Bordeaux, Amsterdam, Bruxelles, Luanda et Lisbonne. Il a participé notamment à l’exposition « Africa Now » organisée par la Banque Mondiale à Washington en 2008. Six ans plus tard, il expose à la Biennale d’Architecture de Venise dans le cadre du projet « Illhas de Sao Jorge » de l’organisation « Beyond Entropy ». S’agissant de Manel Ndoye son travail pictural est récompensé dès 2009 par le Festival International des Arts Visuels de Gorgan en Iran. Les toiles de Manel sont remarquées par le public international de la 10è édition de la Biennale Dak’art en 2012. À cette occasion, il remporte le Prix de la Fondation Blachère. En décembre 2021, son exposition solo «Trait d’union avec l’univers» connaît un grand succès. Suite à son exposition « Traces d’histoire » à la place du souvenir en mai 2022 à l’occasion du off de la biennale de Dakar, il participe à la foire d’art contemporain africain, 1-54 à Londres représenté par la Jack Bell Gallery. En février 2023, il participe à l’exposition «Sur le fil» avec la galerie 19M à Dakar.
Manel et René offrent à travers leur exposition collective «Femmes en communauté est un miroir qui reflète l’immensité de la femmes dans la société africaine en général . [...]Lire la suite…